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51. Gewerbetage der Romandie in Champéry 25. & 26. Juni 2018

Die 51. Gewerbetage der Romandie fanden am 25. und 26. Juni in Champéry statt und setzten sich mit dem Thema "Der Wert der KMU" auseinander. Kompetente Referenten und spannende Podiumsdiskussionen beleuchteten die Thematik aus verschiedensten Blickwinkeln.

  • Beginn: 25. Juni 2018 09:30 Uhr
  • Ende: 26. Juni 2018 12:00 Uhr
  • Ausführungsort: Palladium de Champéry (Website / Google Maps)
Der Wert der KMU - 51. Gewerbetage der Romandie Champéry 25. & 26.06.2018

Programm 2018 "Der Wert der KMU"

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News aus Champéry (nur in französischer Sprache)

Montag, 25. Juni 2018

La valeur des PME

09h30 – Arrivée progressive des participants à ces 51es journées romandes, sur le thème de la valeur des PME. Echanges autour d’un café et de viennoiseries.

10h30 – Allocution d’ouverture, par André Berdoz, vice-président de l’usam, en présence de 120 personnes environ. « Innover en restant humain. Maintenir un dialogue direct permanent avec les autorités. Rester vigilant face à la multiplication de règlements. Et viser le soutien du peuple Suisse. »



10h38 – Les PME, notre patrimoine, par Laurence Parisot. « C’est toujours un immense plaisir de rencontrer les chefs d’entreprises. Mais quand il s’agit de PME, mon cœur bat encore plus fort ! » Je suis née au milieu d’une PME en Franche-Comté. J’aimerais vous parler de la PME attitude. Le grand plus qu’offre la PME, c’est votre âme. Cette valeur humaine, cet humanisme sans laquelle elle ne survit pas, contrairement au grand groupe. J’aimerais attirer votre attention sur la dimension de proximité, le lien interpersonnel. D’où la capacité à écouter les propositions de chacun, d’écouter le client, d’être dans la qualité. Des valeurs essentielles dans le monde d’aujourd’hui. La PME a besoin de garder ses atouts.

10h45 – Et voici la deuxième dimension, la simplicité, la clarté. Depuis la crise, nous n’avons su produire que des normes, des règles. Si les PME ne cherchent pas à créer un enfer de règles, c’est parce qu’elles ont le bon sens. Il est interdit aux maisons de retraite françaises d’avoir des œufs coques. Elles ne peuvent utiliser que des packs d’œufs liquides. C’est un drame. On ne peut plus faire de crêpes. Je n’imagine pas que cela puisse arriver dans une PME. Avoir l’esprit PME, ce n’est pas être plus petit, c’est être plus intelligent.  Si on ne comprend pas ça, on va en crever. Mais j’ai bon espoir. Ces vingt dernières années n’ont pas été favorables aux petites entreprises. La globalisation notamment. Certes, les fusions vont continuer. Mais simultanément se développe une autre tendance très nouvelle qui va signer le retour en force du modèle des PME.



11h00 – Laurence Parisot, présidente du MEDEF de 200 : « Certains parlent d’économie circulaire, je parlerais plutôt d’économie de proximité. Mais l’idée est la même. Le modèle va se parfaire et les nouvelles générations le vivent déjà. Le fait de prendre des ressources naturelles, de les triturer et de les jeter, puis de les offrir à la consommation. On essaie d’être plus intelligent avec les ressources, on limite les rejets, les déchets, on consomme plus sobrement, avec plus d’attention. Pour les PME, c’est beaucoup plus rapide, naturel et facile que pour les grandes entreprises. Dénicher une ressource à proximité, optimiser la production, la PME fait tout cela naturellement, y compris la recherche de partenaires locaux. Depuis toujours, sans le savoir, elle pratique l’économie circulaire. Elles doivent encore conceptualiser cette démarche, la mettre au goût du jour, le faire savoir ! Le monde d’aujourd’hui exige de l’engagement, de l’éthique. La PME s’inscrit ainsi dans la modernité.

Elle doit aussi embrasser des causes essentielles pour la société. Dont l’exigence absolue d’égalité entre les hommes et les femmes. Partout dans le monde, les femmes n’en peuvent plus, de ne plus être traitée à égalité. Et, vous, nous, dans les PME, nous pouvons le faire aussi. Mais nous le ferons sincèrement. Toute la dynamique de travail s’en ressentira de manière positive. Tout sera mieux assuré lorsque vos équipes seront mixtes, vos objectifs partagés, que les valeurs de la modernité seront portées dans vos entreprises. La valeur de votre entreprise sera tout cela, avec ce plus, l’âme. C’est vous qui la mettez. Et il y a une chose que vous apportez tous à votre PME, c’est le courage. J’ai dirigé une PME, l’IFOP. Je l’ai portée durant 26 ans.  Il y a aussi le courage. Le courage, en fait, c’est la plus grande des différences. L’origine latine du mot valeur, « valere », c’est d’avoir la force. C’est comme le courage sauf que dans le courage, il y a aussi le cœur.»



11h16
– Laurence Parisot : « La PME, c’est la force et le cœur. Etre tenace et avoir la générosité. C’est ce qui vous différencie des entreprises de grande taille. La valeur patrimoniale, c’est aussi tout ce qu’elle représente dans le territoire où votre entreprise est insérée. C’est bien au-delà du discounted cash-flow que vous avez de la valeur. Je pense à une phrase de Churchill, à propos des petites entreprises. Qu’on pensait à elles comme à des vaches à traire. Et qu’on aurait dû y penser plutôt comme à un cheval qui tire toute la charrue ! Sans la PME, pas de mouvement vers l’avant. Je vous dis que pour moi les vrais héros de nos sociétés. Et les chefs des PME, comme vous. »

11h23 – Discussion avec Jean-François Rime. François Gessler (GastroSuisse). Comment ce message de PME attitude passe dans les grands groupes et les conseils d’administration ? – « Dans les années 2008-2011, dans de grands groupes industriels. Une réaction face aux carnets de commande en chute, nous allons internaliser la sous-traitance et nous réduirons nos charges. Ce qui me choquait, c’était l’absence de considération pour les PME promises au dépôt de bilan. Je me suis fâché et demandé qu’on les traite avec considération. La crise financière a conduit à des changements de législation, de comportement des banques notamment sous l’influence des décisions politiques. Du coup, en cascade, de nouvelles contraintes sur la clientèle PME. Banques qui ont décidé de diminuer le nombre de PME clientes. On peut râler, essayer de limiter les dégâts, mais on ne peut qu’atténuer les choses. La clé, c’est au niveau du pouvoir politique. Le politique n’arrive pas à faire le lien entre la macro et la micro-économie. C’est une pédagogie de chaque instant.



11h25 – Jean-François Rime – Sur les différences entre la Suisse et la France. En Suisse, en politique, nous avons un parlement de milice, donc ouvert aux chefs d’entreprises. On siège 3-4 mois par année avec les commissions. Quant à l’attitude des banques face aux PME, le shift pour nous s’est déjà produit dans les années 1990. Des erreurs ont été commises. En 1999, les grandes banques ont lâché l’industrie du bois. Cela étant, de nombreuses banques cantonales et régionales soutiennent encore les PME. Et de nombreuses PME ne dépendent plus des banques.

11h38 – Pascal Schouwey – Sur la start-up. Jean-François Rime : Un menuisier qui lance une nouvelle entreprise avec deux collègues, une boucherie qui s’ouvre, c’est une start-up.

11h39 – Laurence Parisot – En France, un gros enjeu sur la reprise d’entreprises. Pour qu’ils en aient envie, il faut que les repreneurs en aient envie. Faire comprendre toute la modernité qu’il peut y avoir à reprendre une fabrique de meuble aujourd’hui. Elle sera équitable, mixe.



11h42
– M. Margelich, Association suisse des banques. – Il y a aussi la disponibilité. Sur les banques, complémentarité entre les petites et les grandes. Suite au problème du crédit et du rating des entreprises, nous avons créé un observatoire. Sur l’avenir, sur Bâle III, en décembre, nous aurons un renforcement des règles sur les fonds propres parce que les banques centrales craignent une nouvelle crise financière.

11h47 – Jean-François Rime – Depuis 2003 à 2007, on avait une confiance dans ce que le ministre et les banquiers nous racontaient. Ensuite cela a été plus flou. Mais j’ai confiance dans le système bancaire.

11h48 – Laurence Parisot – Je perçois une situation plus favorable pour les PME en Suisse qu’en France. Le système est peu concurrentiel et sous la pression forte des règlementations de la BCE. Suite à Bâle III, on va exiger beaucoup plus. Ces ratios seront atteints au détriment d’une clientèle PME. Et les décisions prises ne sont pas

11h51 –  Jean-François Rime – Dans le cadre de l’UE, ne pensez-vous pas que c’est difficile de trouver une réglementation qui s’adapte à tous ces cas de figure.

11h52 – Laurence Parisot sans budget, sans marché du travail unique, sans homogénéisation, nous n’arriverons pas à résoudre ces difficultés, je suis pessimiste face à l’évolution de l’Europe. Je pense que de nouvelles alliances post-Brexit vont se dessiner, du cœur historique France-Allemagne, surtout qu’on garde un lien personnel avec la Suisse. Que le lien ne se perde avec la Suisse à la suite du Brexit.

11h55 – Jean-François Rime – Je salue les paroles de Madame Parisot sur la collaboration. J’aimerais bien que plutôt des accords-cadres, on ferait mieux de se mettre à table et de discuter des problèmes concrets. Je pourrais soutenir cela.

11h56 – Laurence Parisot – Je crois aujourd’hui que parmi toutes les erreurs commises dans l’Europe, le fait que l’UE n’a jamais accepté les régions. Chez nous la Corse n’en peut plus. On pourrait garder le cadre européen, cette paix, tout en donnant plus de souplesse à des accords régionaux, à des autonomies régionales. Ce contact est hyper naturel. On pourrait trouver des dynamiques et des opportunités. La grande menace est chinoise. On aimerait très bien ne pas être englouti par cette logique chinoise.

11h59
– Mme Charmey, femmes PME Suisse romande – Comment faire sortir les femmes du back-office ? Laurence Parisot : « Pas de recette, sinon en parler. Le fait qu’on en parle, c’est déjà quelque chose. Se demander si on peut faire autrement.  En France, une association très spontanément s’est créée, « jamaissanselle ». C’est parti d’un colloque économique, très diffusé sur twitter et facebook. Un panel d’homme sur scène et les réseaux ont commencé à réagir. Aujourd’hui personne n’ose afficher une discussion sans femme, on lui fait comprendre qu’il est daté et à quel point c’est daté. Lancez une initiative « jamaissanselle » en Suisse. Je suis favorable aux quotas dans les grandes entreprises. Et c’est normal, dans ma PME familiale ? Aux hommes : ne laissez pas 2000 ans d’histoire se reproduire indéfiniment et de manière biaisée. Que les femmes pionnières ont dans de nombreux cas avaient été effacées. »

12h08
– Laurence Parisot – Je vais vous le dire de manière brutale. Le mysogyne est un raciste. Parfois vous l’êtes sans en être conscients. Osez défier ces 2000 ans, vous verrez comme c’est utile, créatif.  Un autre mot. Je n’ai jamais entendu l’idée que les Suisses étaient mysogynes.

Le repas de midi est pris dans les jardins du Palladium face à un superbe décor alpin. A table, Laurence Parisot en conversation avec Jean-François Rime, président de l’usam, André Berdoz, vice-président, Hans-Ulrich Bigler, directeur de l’usam.

 

 

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La transmission dans les PME

14h00 – Animation de l’après-midi avec Gabriel de Weck – Avec Nathalie de Castro qui dirige le groupe First Industries Holding. Horlogère de formation. J’étais en train d’attendre ma réunion avec François Schoch, il y avait les trois actionnaires et je ne m’attendais pas à ce que l’on me le propose. Et derrière la porte, les caméras de la RTS pour un tournage durant de nombreux mois sur cette transmission. C’est allé comme un TGV. J’avais dirigé une entreprise sur un de ses sites. Puis aux côtés de François Schoch. Le plus difficile, c’était de se mettre à sa place alors qu’il était là. Cette phase fut assez compliquée. Le timing était parfait. Et six mois plus tard, les grands défis sont là, il faut savoir déléguer, je suis en train de créer une équipe pour aborder la suite. Je voulais garder ce côté familial des deux actionnaires, un homme et une femme. Comme j’étais passé par tous les postes, je n’ai pas eu besoin de rassurer les clients.

14h09 – Christophe Rérat, Groupe Recomatic. Fondé par le père Charles. Mais les obstacles sont nombreux. Je voulais être plongeur avec Cousteau. Je suis associé avec mon frère Philippe et nous avons racheté une société en 2008. Cette société était active dans le polissage que nous voulions développer. Dans l’horlogerie, nous essayons de rediversifier. Marché suisse est prioritaire. Mais travailler avec sa famille, ce n’est pas toujours facile !  Un saut de génération implique l’arrivée de nouvelles idées. Il fallait que mon père nous fasse confiance. Mon père seul en 1998 après avoir acheté les actions de son associé. Je suis passé dans tous les secteurs et je me voyais dans la partie commerciale. Quand mon frère nous a rejoint, on a demandé à mon père de prendre une décision. Nous étions trois enfants. Mon frère et moi avons racheté les parts de ma sœur. Ce que je ferais de différent ? Il se trouve que nous travaillons pour de grands groupes. De fait, nous avons perdu quelques marchés, pour avoir pris le temps de penser cette succession. C’était la partie la plus délicate. Il ne faudrait pas attendre les 60-65 ans pour prendre une décision.



14h17 : Sabine E. Baerlocher, Active Synapses SA. J’ai appris à l’entretien d’embauche que l’entreprise était à reprendre. J’ai proposé de travailler six mois gratuitement à l’essai. Et au bout de trois mois, j’ai fait une offre. Tout s’est bien passé. La fondatrice de la société est restée 12 mois en se retirant en douceur. Je me suis tout de suite sentie à l’aise. Depuis toute petite, j’ai su que je serais cheffe d’entreprise. Mon père était entrepreneur. Cet état d’esprit, je le vis aujourd’hui. Quand une partie des services proposés par mon entreprise m’a moins intéressé, je l’ai fait savoir et les offres sont arrivées. J’ai ainsi pu vendre une partie de mes services à un groupe du secteur et me concentrer sur ce que je préfère.



14h24 – Christophe Rérat : Nous y pensons aussi, nous nous donnons déjà deux ans pour y penser. Nous avons une nouvelle personne au board pour nous donner des conseils avec un regard neutre. On se donne cinq ans après ces réflexions. Nathalie de Castro : Non je suis trop jeune, je n’y pense pas. Et je suis directrice, pas actionnaire !



14h30 – Christophe Comte, Business Broker SA. Acteur spécialisé dans la transmission d’entreprises. L’idée était d’apporter une transparence dans ce secteur. Il y a environ 70000 entreprises à remettre dans les cinq prochaines années. La nouvelle génération poursuit de plus en plus souvent une carrière en dehors de l’entreprise. Quel est l’horizon temps ? Il faut compter une année pour préparer un dossier. Parmi les causes d’échec à mentionner. Le plus souvent, c’est le manque d’anticipation qui fait défaut. La transmission à l’ancienne à la poignée de main, c’est difficile. Il vaut mieux s’entourer de spécialiste.



14h49 – Comment faire rêver ses enfants pour reprendre l’entreprise ? Une participante de Genève. Mon mari est chef d’entreprise et nous en parlons le soir à table. Les enfants se projettent dans cette activité de manière naturelle. Il faudrait un système de mentorat pour les gens qui n’ont pas de contact avec le monde de l’entreprise.


15h30 – Caroline Menoud, Fédération Patronale et Economique. Les résultats d’une enquête qu’elle a menée à la Haute école de gestion de Fribourg. Le chœur mixte, le club de football, en tout 45 millions de francs sont distribués par année à la vie associative dans les districts de la Gruyère et de la Veveyse. Enquête qualitative et quantitative. En 2016, 27 millions de soutien financier, musique, sportif, culturel. Et 18 millions en nature. Soit 60% financier et 40% en nature. Pourquoi donnent-elles ? D’abord proximité avec la manifestation ou l’association. Ensuite, la contre-affaire ou le réseautage. Qu’il y ait un retour à titre professionnel ou privé. Ensuite, les activités dans lesquelles les collaborateurs sont impliqués. Aucune entreprise n’est jamais sollicitée. Certaines plusieurs fois tous les jours. Lien entre la taille de l’entreprise et le nombre de sollicitations. Pas ou peu de retour direct. En revanche, impact positif sur l’image de la société. « Une région qui ne soutient pas ses activités associatives, c’est une région qui meurt ». Citation d’un entrepreneur rapportée par Caroline Menoud. Jean-François Rime : qu’en est-il du sponsoring politique ?



15h46
– Olivier Mark, JardinSuisse et membre du Comité directeur de l’usam. De quoi parle-t-on ? La valeur sociétale, ce que les PME peuvent apporter à notre pays. Quand un Chinois reprend un fleuron suisse, on réalise qu’un savoir-faire nous échappe. Ou quand un Qatari reprend un hôtel cinq étoiles, ces personnes sont charmantes, mais peut-être perdons-nous quelque chose… Plus un domaine est réglementé, plus il perd de la valeur. J’ai produit des fleurs coupées, c’est un commerce qui a disparu, parti sous d’autres cieux. En matière de fiscalité, les plus petits ruisseaux font les plus grandes rivières, on réalise que les entreprises donnent beaucoup d’argent à l’Etat. Handicapés : les entreprises contribuent tellement aux différents organismes sociaux, et donc hésitent à engager des personnes à productivité réduite. Il faut prendre soin des fleurs et des PME de la même manière. Nous sommes des romantiques dans la branche. Que toutes ces fleurs contribuent à la productivité de notre pays.



15h58 – Olivier Mark. La bipolarisation des points de vue. Nous devons à l’usam être crédible. Le Suisse moyen est responsable mais il faut lui apporter des thèmes qui lui parlent. Ma famille vient en partie de Stuttgart où tout un chacun porte les succès de l’entreprise Mercedes. Je souhaiterais que ce soit plus souvent le cas en Suisse.

16h01 – Manfred Stiefel, directeur des ventes internationales Chocolats Camille Bloch SA. Point de vue sur la durabilité et la valeur ajoutée de la PME. En analysant la chaîne de production. Matières premières d’origine naturelle de la fève à la tablette. On imagine de faire pousser nos propres noisettes. Sucre et poudre de lait sont suisses. Le chauffage avec du bois de la région. Energie hydraulique certifiée et solaire. Prix pour le nouvel emballage en 2018. Deux projets : Un projet de traçabilité au Ghana, projets scolaires. Nous avançons par petits pas.



16h13 – Alexandre Hernan, blueLab Coworking. Depuis trois ans dans ce monde du coworking, deux à Yverdon-les-Bains, un au Mont-sur-Lausanne et d’autres projets en cours. Espace de travail partagés, avec des places résident ou des places nomade. Des indépendants ou des employés. Créé en 2005 à Las Vegas, en 2007 à Lausanne et Zurich. Frais de location bas, flexibilité pour le coworkeur, solution flexible. Résiliation simple. Temps de déplacement. Plus besoin d’aller à Genève tous les jours. Presque 8 h de gain de temps sur une semaine. Le télétravail monte en force. Nous organisons des événements, et des échanges de prestation à des tarifs intéressants. Comme j’ai une fiduciaire, je propose l’intégralité de l’administration aux coworkers indépendants. Cela permet de lutter contre la solitude dans le travail à la maison. Nous formons une communauté d’entrepreneurs. Et un écosystème… Cela permet de créer une filiale à moindre prix. Bref, un acteur majeur du marché du travail dans les années à venir.



16h22 – La question de la confidentialité. On se tutoie et la confiance vient facilement. Nous avons des locaux fermés aussi. Nous avons principalement des métiers de service, communication, graphisme, e-marketing, etc.

16h27  – Marc Häsler, Fédération suisse de la Franchise. Il s’agit d’un mode de distribution. Quand un entrepreneur veut ouvrir plusieurs points de vente : filiale, succursale, contrat de distribution ou franchise. A prendre en compte, le savoir-faire du franchiseur doit être transmis au franchisé. Il s’agit de personnes indépendantes l’une de l’autre. Le franchisé constitue une PME. Avec des limitations ou des contraintes. Mais il bénéficie du soutien du franchiseur et d’une formule qui a fait ses preuves.



16h33
– Bernard Domon, Franchisé McDonald’s – J’ai fait une formation en 2011. J’ai trois restaurant sur 130 personnes. Et tout ça avec la franchise. C’est peu contraignant et on obtient le support. Le franchisé agit dans le local et investit localement. 160 restaurants en Suisse, une cinquantaine de franchisés.

16h39 – Envie d’aller plus loin que la franchise ? Bernard Domon – Non, le contrat de franchise est long, vingt ans.



16h40 – Standardisation et uniformisation ? Marc Häsler : oui, c’est le but. Mais le franchisé peut faire remonter des idées. Olivier Mark : le fractionnement des responsabilités m’inquiète. Nos entrepreneurs endossent l’entière responsabilité. Et cela leur procure une certaine vulnérabilité.

Le soir, les invités ont été conduits en autocar à la Cantine sur Coux, où un apéritif leur fut servi sur la terrasse face aux Dents du Midi, une vue à couper le souffle sur toute la vallée. Le repas, servi sous une grande tente montée pour l’occasion permit à chacun d’échanger et de prolonger cette soirée, qui se termina en beauté par un gigantesque feu d’artifice.

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Dienstag, 26. Juni 2018

08h30 – Aline Isoz, experte en transformation digitale. « A chaque révolution, on a vu la création de nouveaux emplois. Par exemple chez le métier de graphiste. Avec un tire-ligne. Puis le Rotring, mais l’entretien du matériel était chronophage. Puis, des logiciels que tout le monde connaît. Puis le graphiste a remplacé le photocompositeur. Et tout un chacun s’est mis à le faire lui-même. On a l’impression que parce que l’on maîtrise la technologie, que l’on maîtrise le métier aussi. Comme le jeu vidéo. Leurs graphistes sont des stars. Aujourd’hui, les entreprises font appel à des plateformes pour 50 dollars en Inde. Ou organisent un concours. Comme si aujourd’hui la technologie était une fin en soi. Bonjour ! »



08h40 – Aline Isoz. L’énergie : de nouveaux modèles, de nouvelles technologies. Les transports, on en parlait hier soir devant un morceau de bœuf ou de poulet. Google vendra des titres de transport dès 2021. L’administration. Le numérique au service du citoyen. Si vous avez un processus de merde et que vous le digitalisez, vous aurez un processus de merde… digitalisé ! La santé : avec le dossier numérisé du patient. De nouvelles opérations à distance dans les blocs opératoires. Et tout un tas d’autres industries. L’agriculture notamment. Dans l’éducation. Mon grand-père a eu un métier et une entreprise. Mon père avait un métier et plusieurs entreprises. Aujourd’hui, on a plusieurs métiers et plusieurs expériences professionnelles. Ce qui remet en question notre conception de l’éducation.

08h45 – Aline Isoz. Aujourd’hui, les nouvelles générations. On parle d’agilité, de flexibilité, de profils atypiques, de gens qui ont échoué – même en Suisse ! Ces profils ne sont pas intéressés par des promotions ou des rémunérations. Mais par l’épanouissement personnel ! Certains boards en parlent comme de trucs de gonzesse. Mais au final, les RH finissent souvent par prendre des profils plus classiques. On se dit que ce sera la prochaine fois.

08h52 – La formation, on propose une palette d’outils. La gamification, le mécanisme du jeu, continuent d’avoir un impact dans la formation. Si votre cerveau reçoit une récompense, il est heureux. On n’est pas obligé de leur donner de l’argent. Cela change notre approche de la récompense. On me dit dans les entreprises que ça coûte cher. On ne sait pas ce que ça rapporte. Mais avant aussi. On a payé une formation pour utiliser un outil mais l’entreprise n’est pas prête à la mettre en œuvre.

08h57 – Aline Isoz. J’ai pris les compétences du World Economic Forum. Les fondations, comme la littérature, les mathématiques, les sciences, mais aussi la finance, la multiculturalité, le civisme… un sens qui manque encore actuellement dans les écoles. Les savoirs-faire, comme la résolution de problème, l’esprit critique (être éclairé, savoir raison garder !), la créativité, les créatifs n’en ont pas le monopole, la communication, la collaboration. Puis la personnalité : la curiosité, l’initiative, la persistance, l’adaptabilité, la résilience, le leadership, qui ne va pas avec le titre. La conscience sociale et culturelle.



09h07 Marie-Hélène Kolly Bielmann, Institut agricole de l’Etat de Fribourg. Les modes de consommation changent. La nourriture est la new pop.  Le week-end, vous allez chercher le produit d’exception. Que produire en Suisse pour répondre à ces besoins. Il y a la politique agricole qui peut changer tous les quatre ans. Il y a les groupes de personnes, ceux qui sont proches des animaux, ceux qui sont proches des consommateurs, de la nature. Et puis il y a l’économie. A Grangeneuve, ça fait 125 ans que l’on forme la relève agricole. Il faut former les bases techniques de gens qui viennent se former. Au lieu de la chimie et des pesticides, on va utiliser de petits robots et revenir au sarclage. On va renforcer leurs compétences technico-économiques, faire différemment de grand-papa. Et bouger sur des marchés qui changent.

09h14 – On va développer les compétences marketing. Se demander que veut le consommateur. Plus futuriste, l’idée de développer des services. Dans le monde agricole, développer de la créativité est aussi un challenge. Les nouvelles générations cassent souvent les contrats d’apprentissage, et on développe chez les formateurs. L’intelligence relationnelle. Donner à nos élèves l’envie d’apprendre quelque chose. Nous organisons le 14-15-16 septembre les journées jardin à Grangeneuve.



09h18 – Jean-Marc Tassetto, Coorpacademy SA. Création en 2013 sur le campus de l’EPFL, avec des filiales en France et au Royaume-Uni. Nous sommes soixante. Nous vendons du transfert, de l’impact. L’EPFL a deux millions d’étudiants en ligne. C’est l’une des plus importantes au monde. Nous avons 800000 apprenants, dont dix-huit langues. Aujourd’hui, on voit les jobs qui vont disparaître. On voit moins bien ceux qui vont apparaître. Deuxième paradigme, le collaborateur sera en charge de son employabilité… Nouveau paradigme d’apprentissage en entreprise : le micro-learning, profiter des interstices pour apprendre de nouvelles compétences. Piaget et Montessori ont démontré l’importance du gaming dans l’apprentissage.



09h33 – Bernard Schumacher, philosophe. Nous sommes prolongés dans une crise redoutable, grosse de graves conséquences mondiales » Martha Nussbaum, philosophe américaine. « Une telle crise pourrait être sur le long terme bien plus dévastatrice pour l’avenir d’un gouvernement démocratique. » la nouvelle génération ne veut pas courir du matin au soir comme des rats. Comment combiner les deux ? Thalès qui regardait les astres, a prédit une bonne récolte, racheta tous les pressoirs et les vendit 100 fois plus cher. Certains me disent qu’ils n’ont pas le temps de lever le nez du guidon. Multiple choice ! ce n’est pas apprendre, c’est recracher. La finalité, dit un directeur de CO fribourgeois, est de préformer les jeunes pour recracher ce qu’on leur a dit de faire. J’étais choqué. La question de l’efficacité (recracher), d’une part, mais aussi celle du sens (éduquer, ruminer). Est-ce que vous donnez à votre collaborateur la capacité de penser et d’appliquer un jugement pratique ? Au lieu de simplement appliquer comme un robot. Mais pour cela il faut perdre du temps. Lever le nez du guidon.

11h00 – Création d’entreprise. Grégory Grin, directeur Fri Up –  On crée une entreprise parce que l’on a identifié un besoin, pour créer de la valeur pour ses clients, si possible de manière unique. Par où commencer. On peut aller très tôt sur le terrain et l’essayer, parler concrètement, sentir la résonnance. Puis construire un projet et demander des moyens. Au lieu de faire un business plan. Comment trouver des moyens pour réaliser cette étape. C’est la vallée de la mort. Une expression à remplacer par la liste des conditions qui permettront aux entrepreneurs de passer cette phase. Du cash, ça vous parle ? Le but n’est pas de payer des vacances à quelqu’un qui pense avoir une idée innovante. Je n’ai pas besoin de cash seulement, mais d’essayer des choses. Qu’on me prête une machine un soir. Que je prenne le risque d’être le premier client. Il faut du partage, d’écosystème. On est tous quelque part une clé de voûte pour quelqu’un qui crée une entreprise.


11h11 – Antoine Lorotte, FiveCo. Ce projet a démarré avec un projet Expo.02 appelé Robox, qui a tourné six mois. Raptor vendu à Hublot, montre sans cloche en verre qui la protège en rentrant dans son socle. Nissan a présenté un véhicule ZEOD hybrid et nous avions projet de gestion des batteries pour une recharge rapide. Autre projet, le coffre à cigares intégrant un régulateur qui récupère de l’eau dans l’air ambiant, totalement autonome. Dentsply nous a mandaté pour une tablette permettant de gérer la fraise d’un dentiste. C’était un gros projet. On existe depuis 16 ans. D’abord les trois cons : compétents, complémentaires et compatibles. Nous ne sommes que des ingénieurs EPFL et avons appris lentement sur le tas. Avoir une croissance raisonnée. Et je suis effrayé de voir que des projets sont lancés sans marché.



11h18 – Barbara Lax, Little Green House. J’ai travaillé douze ans chez Caterpillar dans la stratégie. Pour les éoliennes notamment. Ce projet a été mis de côté. Ce fut une grande déception. L’impact sur la société me manquait. J’ai eu envie de créer une crèche multilingue pour la prochaine génération. Quelque chose de visionnaire avec de l’ouverture d’esprit en apprenant différentes langues en immersion, français, anglais, allemand. Nous avons l’une des croissances les plus importantes en Suisse, 140 employés, une vingtaine d’apprentis. Nous avons beaucoup de possibilités de nous développer dans différentes directions. Trouver des solutions pour les entreprises modernes. De nouveaux marchés s’ouvrent.

11h25 – Lino Peverada. PMF-System. Mobilier sur mesure. Adapté aux entreprises et très ergonomiques. Tables de montage, systèmes de stockage, podium. Nous accompagnons nos clients. On a un échange, on livre en kit. On est très réactif. J’ai breveté un système, des pièces qui s’emboitent. On peut tout faire et configurer, c’est modulaire. Nous avons une plateforme internet. Je viens du Tessin, de Lodrino. Ecole d’ingénieur puis Meggitt. Fin 2012, le grand saut. J’ai commencé dans un, puis deux garages. Le début était très difficile, humiliant. Le mot start-up est un repoussoir. En 2016, nous avons gagné le prix innovation du canton de Fribourg. Basé à Marly au Marly Innovation Center.  Le montant d’aide que nous avons reçu est de zéro francs. Nous avons une croissance organique et tout va bien.



11h33 – étude de marché. Mon marché s’est passé à développer mon produit et j’ai visité 600 entreprises la première année (L. Peverada). Si une étude de marché, c’est aller sur le marché, c’est oui (Grégory Grin). Financement : Nous avons utilisé toutes sortes de moyens, cautionnement, car pour lancer ce projet nous avons eu besoin de cash pour de nombreux projets. Nous avons entretemps aussi trouvé des banques qui nous soutiennent. Mais en évitant les investisseurs externes (Barbara Lax). J’ai vécu des situations difficiles, en économisant pour pouvoir m’offrir ce que je voulais, c’est dans mon éducation. Aujourd’hui, ces sacrifices paient. (Lino Peverada).

Pour clôturer ces deux journées de discussions et d’échanges, le président de l’usam a rappelé que l’année prochaine, les débats seront consacrés à des thèmes plus politiques – année électorale oblige.

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Referate / Präsentation

Montag, 25. Juni 2018

  • La transmission dans les PME
    • Christophe Rérat, Groupe Recomatic (PDF)
    • Christophe Comte, Business Broker SA (PDF)
  • Les PME créent de la valeur !
    • Caroline Menoud, Fédération Patronale et Economique (PDF)
    • Manfred Stiefel, Chocolats Camille Bloch SA (PDF)
    • Alexandre Hernan, blueLab Coworking (PDF)
    • Olivier Mark, JardinSuisse et membre Comité directeur usam (PDF)
    • Marc Häsler, Fédération suisse de la Franchise (PDF)

Dienstag, 26. Juni 2018

  • Les PME forment-elles leur relève ?
    • Marie-Hélène Kolly Bielmann, Institut agricole de l’Etat de Fribourg (PDF / Powerpoint)
    • Jean-Marc Tassetto, Coorpacademy SA (PDF)
  • Création d’entreprise
    • Grégory Grin, Fri Up (PDF)
    • Antoine Lorotte, FiveCo (PDF)
    • Lino Peverada, PMF-System (PDF)

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